Quand Vient la Nuit | Dennis Lehane

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Lecture en VF

Titre original :  The Drop

Editions Payot & Rivages

Parution le 22 octobre 2014

270 pages

14,50€

 

 

Synopsis

Dans l’argot des bas-fonds de Boston, un “relais” est un bar où transite l’argent de la pègre. Bob Saginowski, barman renfermé et solitaire, se retrouve mêlé à un vol qui tourne mal dans le bar de son cousin Marv. Le voilà pris au piège d’une histoire dont les racines plongent dans le passé d’un quartier où chacun, famille, amis ou ennemis, cherche à survivre. Quel qu’en soit le prix.

Mon avis

Je n’avais jamais lu de Dennis Lehane, je ne sais pas pourquoi vu que j’ai vu les adaptations cinéma de Mystic River et Shutter Island et j’avais adoré ! Du coup j’avais envie de commencer par un dont je n’avais pas encore vu le film. Mais pourquoi je n’ai pas fais ça plus tôt??

Bob est un barman taciturne qui bosse dans le bar de son cousin Marv, qui sert de transit à l’argent de la mafia de Boston. Un soir après leurs services ils se font braquer et les ennuis vont commencer.

“Un homme qui réussit à la possibilité de cacher son passé; un perdant passe le reste de sa vie à essayer de ne pas se noyer dans le sien” 

A première vue le synopsis ne me tentait pas des masses, je ne suis pas très bas-fonds, pègre et argent sale, mais sortir de sa zone de confort ça permet de faire de sacrés découvertes ! Il ne m’a pas fallu plus de 4 pages pour être complètement happée par l’histoire. Au delà d’un récit sur un vol et une enquête, c’est un récit sur la ville, son passé, sa corruption. Les gens se croisent, se recroisent, et dans cette ambiance poisseuse l’auteur tisse les relations, on est baladé avec le sentiment que quelque chose nous échappe, mais aucun détail n’est là par hasard. La construction de l’histoire est tellement intelligente, je comprend maintenant d’où Dennis Lehane tient son succès. Il sait maintenir la pression tout le long du récit, la pression monte petit à petit, on en a à peine conscience, mais la vitesse à laquelle on enchaine les pages prouve son efficacité. Le dénouement n’est pas explosif, mais nous fais apprécier encore plus le cheminement jusqu’à lui.

” La cruauté existait déjà bien avant la Bible. La sauvagerie s’est dressée en se frappant la poitrine dès l’aube de l’humanité, et cela n’a pas cessé un seul jour depuis. Le pire, chez les hommes, est un lieu commun. Le meilleur est beaucoup plus rare.”

La performance de l’auteur tient aussi dans sa capacité à donner autant de relief à un récit si court. 300 pages c’est rien pourtant de nombreux thermes sont abordés, la religion, la solitude, l’amour; et les personnages ne sont pas survolés, ils sont comme la ville rongés par la corruption, certains s’en sortiront mieux que d’autres. Bob le protagoniste semble être pétri de remord, la religion prend un grande place dans sa vie, et va chercher tout le long du livre la rédemption. Si l’intrigue du roman part du vol du bar, son histoire à lui va débuter avec la découverte d’un chiot dans une poubelle. Il va être alors amené à faire des choix qui ne seront pas sans conséquences.

Que dire de plus à part que je regrette tellement de ne pas en avoir eu le double à lire.

 

Ce que j’aime : le style d’écriture, de construction, les personnages

Ce que j’aime moins : c’est trop court !

Ma note : 10/10


♡♡♡ Coup de coeur ♡♡♡

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