Category Archives: Livre

L’île de l’Oubli | Melissa De La Cruz

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Titre original : The Isle of the Lost

Editions Hachette

Parution 1 juillet 2015

304 pages

15,90 €

 

 

 

Synopsis

Il y a vingt ans, tous les Méchants de tous les contes de fée ont été bannis du royaume d’Auradon et réduits à vivre dans une prison sur une île. Et quand on parle de Méchants, c’est vraiment de la crème de la crème de la méchanceté : Cruella d’Enfer, Maléfique, la Méchante Reine, Jafar et compagnie… Cette île est protégée par une force magique qui maintient les prisonniers et leurs enfants en captivité. La vie y est sinistre et monotone. C’est un endroit sale, qu’on laisse pourrir, oublié du reste du monde… Cependant, dans les profondeurs de la mystérieuse Forteresse Interdite, un œil de Dragon est caché. Il est la clé de leur liberté. Or, seul le Descendant le plus intelligent, le plus mauvais et le plus diabolique pourra le trouver… à moins qu’il s’agisse d’une Descendante ?

Mon avis

J’avais vaguement entendu parler de ce livre, qu’il reprenait l’univers de Disney, en particulier des enfants des méchants. En tant que fan inconditionnelle de Disney et à 1€ en occasion je me devais de le lire.

Je n’abandonne jamais une lecture quand je commence, je déteste ça, mais là j’étais à deux doigts. Heureusement qu’il était court. Mais dès le début je me suis demandé pourquoi? Pourquoi un tel massacre?

L’idée de base est bonne, que sont devenus les personnages des méchants après leurs échecs, mais j’ai trouvé l’exploitation ridicule. Les personnages sont creux, ennuyeux, sans aucun charisme. L’histoire est pareil, il ne se passe rien, la quête démarre au trois quart du livre,et jusque là on a droit à un High School Musical hors série Disney.

“Miroir Magique au Mur, qui a stupidité parfaite et pure?”

Le seul point positif de ce livre, c’est l’apparition de divers personnages Disney comme Polochon, Pongo, Mrs Samovar dans le pays des princes et princesses. Ca fait sourire, rend nostalgique, ce sont les seuls passages que j’ai trouvé intéressants.

” Jay croqua son dernier morceau de banane et jeta la peau sur le sol. Ils attendirent tranquillement qu’un élève glisse dessus et s’étale de tout son long. Les classiques, on ne s’en lasse jamais.”

Je ne sais pas ce qu’il avait été demandé à l’auteur, car à la fin du livre on nous invite à aller sur Disney Channel pour connaitre la suite de l’histoire, j’ai appris qu’il y avait une série et que ce livre en était le préquel. Elle devait avoir (j’espère) des consignes d’écritures et de scénarios, car même au niveau de la plume j’ai trouvé que c’était plus que moyen. Ce n’est pas parce que le public destiné est jeune qu’il faut le prendre pour un débile.

“Même si Evie n’était jamais assez belle aux yeux de sa mère, elle l’était largement pour le cours de selfies. Même qu’elle aurait pu assurer le cours à la place de la prof.”

Je crois qu’avec ce passage on a touché le fond ! Ne perdez pas votre temps et surtout votre argent, retournez regarder les classiques Disney si vous êtes nostalgiques, mais n’achetez pas ce livre!

 

Ce que j’aime : les apparitions des personnages emblématiques de Disney

Ce que j’aime moins : la plume, le scénario, les personnages

Ma note : 01/10

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Douze Ans, Sept Mois, Onze Jours | Lorris Murail

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Lecture en VF

Editions Pocket Jeunesse

Parution  15 janvier 2015

304 pages

13,90 €

 

 

 

 

Synopsis

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange…

Mon avis

J’ai trouvé ce livre en occasion, et je me rappelais que Margaud de Margaud Liseuse en avait parlé dans une de ses vidéos, et j’avais été assez intriguée. J’aime tout ce qui touche au survivalisme, Robinson Crusoé, Bear Grylls, ça m’a toujours fasciné. J’étais curieuse de voir une version jeunesse !

Walden a toujours été considéré comme un raté par Jack, son père. Il est nul en baseball, ne sait pas se battre. Il est à l’opposé du fils idéal qu’il aurait souhaité. Un jour son père l’amène en voiture dans une cabane perdue au milieu des bois, lui laisse quelques vivres puis l’abandonne.

“Douze ans, sept mois et onze jours , Walden. Grave ça dans ta tête. Douze ans. Sept mois. Onze jours.”

Il reste dont 7 jours à Walden pour comprendre ce que son père attend de lui. Le début m’a tout de suite captivé, mais le reste m’a laissé très perplexe. On se doute qu’il y a eu un évènement dramatique dans le passé, car le prologue instaure dès le début un mystère. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour imaginer ce qui est arrivé à Jack, du coup on perd beaucoup en suspens.

De plus je n’ai pas réussi à vraiment m’intéresser à Walden. On ne ressent pas le danger autour de sa survie, il y a un peu de tension, mais franchement pas assez à mon goût. Et au final il ne se passe pas grand chose durant cette semaine. Il explore les environs, tente de trouver à manger, fais la rencontre de personnages loufoques mais qui n’apportent rien à l’histoire.

On continue quand même à se poser des questions sur les raisons de son père, mais on finit par comprendre très vite, et la scène finale m’a paru complètement absurde!

” Tu seras bien ici. N’oublie pas : tant que tu restes à proximité de ta base, tu es sauf. Personne ne peut t’éliminer. Personne.”

J’avais placé la barre beaucoup trop haut, prévisible et un peu ennuyeux pour moi, mais il plaira certainement au public visé!

 

Ce que j’aime : l’idée prometteuse de base

Ce que j’aime moins : le manque de suspens

Ma note : 06/10

 

 

 

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L’Attrape-Cœurs | J.D. Salinger

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Lecture en VO et VF

Titre original : The Catcher in the Rye

Editions Pocket

Parution 23 mai 2002

Parution originale 1951

252 pages

5,30€

 

 

Synopsis

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’œuvre, “L’attrape-cœurs”, roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Mon avis

Un des livres que j’avais le plus envie de lire et ce depuis des années. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi je ne l’ai pas  lu avant. J’ai donc profité d’une offre chez WH Smith pour me le prendre en VO.

On va passer trois jours avant Noël avec Holden Caulfield, qui s’est fait exclure de son lycée et qui ère dans New-York afin de ne pas rentrer tout de suite chez lui et essuyer la colère de ses parents.

Ce livre est de ceux qui ne laissent pas indifférent, je pense qu’on ne peut avoir qu’un avis tranché, soit on aime soit on déteste. Dès le premier chapitre j’ai accroché, et je savais que j’allais adorer le reste. Et pourtant il ne se passe pas grand chose. Concrètement il n’y a pas d’intrigue, pas de suspens, pas de but. Holden va de place en place en nous racontant son histoire, ses souvenirs aux travers de nombreuses digressions.  Mais c’est un personnage qui m’a profondément touché. Il est complètement paumé, en marge de la société, il a un regard sur le monde totalement désabusé, il se moque de tout, des gens, des règles, des adultes qu’il méprise.

“Y a des choses qui devraient rester comme elles sont. Faudrait pouvoir les planquer dans une de ces grandes vitrines et plus y toucher”

C’est un livre sur l’adolescence, ses contradictions, la peur de grandir, le rejet de la société, la découverte de la sexualité. Ce livre reste un classique aujourd’hui car son propos est universel et qu’il est facile de s’identifier aux problèmes existentiels d’Holden.

” If you had a million years to do it in, you couldn’t rub out even half the “Fuck you” signs in the world.”

Le niveau de langue n’est pas si élevé que ça, mais j’ai quand même calé en milieu de roman et me suis pris le VF pour aller jusqu’au bout, car je n’arrivais plus à me concentrer et je ne voulais pas faire durer trop longtemps ma lecture. J’ai adoré la plume de l’auteur, le langage est très familier, oral, parfois vulgaire, mais cela colle très bien à Holden et rend le récit sincère et authentique.

“Faut jamais rien raconter à personne. Si on le fait, tout le monde se met à vous manquer.”

Ce livre va rester un long moment en moi, il est de ceux qui vous touchent sans que vous puissiez savoir exactement pourquoi. Et je pense qu’une relecture s’imposera dans quelques années !

 

Ce que j’aime : le style de l’auteur, la personnalité d’Holden, la construction du récit

Ce que j’aime moins : certaines expressions répétées

Ma note : 10/10

 

 ♡♡♡     Coup de coeur   ♡♡♡

 

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Roi de Pique | Kate Spears

105486428Lecture en VF

Titre original : Sway

Editions Nathan

Parution le 9 septembre 2015

330 pages

16,90€

 

 

 

Synopsis

Jesse, 17 ans, est le roi du lycée. Besoin d’alcool pour une soirée ? De faire virer un élève ? D’éloigner un beau-père trop collant ? Jesse peut tout arranger. Ses combines sont habiles et il a la manipulation facile. Avec lui, pas de morale, et surtout jamais de sentiments. Mais lorsque Ken, footballeur populaire et notoirement crétin, lui demande de lui arranger un rendez-vous avec une certaine Bridget, une faille apparaît dans son système : Jesse tombe amoureux.
Fou amoureux.

Mon avis

Je ne sais pas pourquoi j’ai pris ce livre! Je sais que parler couverture n’est pas ce qu’il y a de plus pertinent, mais il faut avouer qu’on se demande ce que fait la maison d’édition. Ca ne donne pas du tout envie ! Mais pourtant je l’ai pris quand même. Soit je suis bizarre, soit finalement leur stratégie a fonctionné !

Jesse est un petit truand, il deale tout ce qu’il peut, produits illicites, devoirs scolaires, services en tout genre. Il n’a aucun scrupule à se servir des gens et à manipuler les autres élèves. Il ne se soucie de personne à part lui-même. Quand Ken, le footballer va le payer pour qu’il lui arrange le coup avec Bridget il prend ce boulot comme les autres. Mais voilà Jesse va en tomber amoureux. L’histoire est vue et revue, non sans rappeler le célèbre Cyrano de Bergerac, ici version lycée.

“Dans la vraie vie, la Belle ne tombe pas amoureux de la Bête et ils ne vivent pas heureux jusqu’à la fin des temps. Dans la vraie vie, la Bête dépucelle la Belle avant de lui briser le coeur.”

On est placé du point de vue de Jesse qui est mesquin et manipulateur, une vraie tête à claque. J’ai rarement lu de YA où c’était le cas, on a plutôt le stéréotype du mec parfait, sans défaut. Je me suis demandé comment j’allais faire pour le supporter, mais étrangement je l’ai beaucoup apprécié, j’ai adoré son cynisme et son humour. On se doute que derrière tout ça se cache un enfant encore traumatisé par son passé chaotique, une mère suicidaire et un père alcoolique désintéressé offrent rarement une éducation saine.

“L’amitié, c’est pas trop mon truc. S’attacher aux autres , ça fragilise.”

Sa rencontre avec Bridget va évidemment le changer. Et là merci à l’auteur, car on a enfin un personnage féminin de roman “d’amour” avec du caractère. Ce n’est pas la petite vierge effarouchée que l’on rencontre (trop) souvent. Elle va sans s’en rendre compte faire ressortir le meilleur de lui et le libérer de sa spirale destructrice.

Gravitent autour plusieurs personnages assez intéressants, le frère de Bridget, handicapé qui prend Jesse comme mentor car c’est le seul qui le traite comme quelqu’un de normal. La voisine gothique qui est sa seule amie, et un vieil homme dans une maison de retraite qui lui sert d’alibi pour se rapprocher de Bridget et avec qui il nouera une vraie relation.

“J’ai détesté cette sensation, soudain, de savoir qu’elle détenait désormais un petit bout de moi. Les secrets des autres, ça donne du pouvoir.”

La fin est prévisible, mais j’aurais pas vu ça autrement non plus!

C’est le premier roman de l’auteur et je l’ai trouvé à ce titre assez réussi. L’écriture est légère, moderne, très agréable, j’ai adoré l’humour et les références actuelles. Je serais curieuse de découvrir son prochain roman.

 

Ce que j’aime : l’écriture, le cynisme de Jesse

Ce que j’aime moins : les clichés des lycéens

Ma note : 7/10

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